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| BIOGRAPHIE DE JEAN EUGENE CHALUS |
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| (Source : Généanet - SHD Dossier de résistant n° GR 16 P 117477) |
| Né le 24 juin 1904 à Entraigues (Puy-de-Dôme) |
| Fils de Jean et Jeanne Emilie Roux |
| Marié le 5 juin 1926 à Ennezat (Puy-de-Dôme) avec Marie Julienne Morand. |
| Décédé le 17 août 1973 à Clermond-Ferrand (Puy-de-Dôme) |
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Service militaire :![]() |
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Il est incorporé au 16° Régiment d'Artillerie le 10 novembre 1924.
Atteint d'une cataracte congénitale, il est maintenu en service
auxiliaire jusqu'à son passage en disponibilité le 10 novembre 1925. Il
est maintenu en service auxiliaire par la commission de réforme, il
passe au centre de démobilisation d'artillerie n° 14 le 1er mai 1927. Il est affecté au centre de démobilisation d'artillerie n° 16 le 15 avril 1934. Il est sans affectation le 25 janvier 1939. |
| Il est ensuite classé dans l'affectation spéciale au titre du tableau 3 et de la 13° région comme caoutchoutier aux établissement Michelin à Clermont Ferrand. pour une durée de 5 mois le 3 mai 1939. |
| Il sera affeté à l'usine Michelin de septembre 1939 à juillet 1940 puis employé à cette usine de juillet à août 1940. |
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"Durant la Seconde Guerre mondiale, l’usine Michelin doit fournir des
pneus aux régiments nazis. Mais en interne, souffle un vent de
résistance. Un épisode tourmenté de l’histoire de la manufacture clermontoise et sur lequel revient le Musée de la Résistance de Clermont Auvergne Métropole." |
| Il habita à partir de février 1928 une cité Michelin à Montferrand. |
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Il se maria le 5 juin 1926 avec Marie Morand, elle aussi ouvrière chez
Michelin. Militant syndicaliste et antifasciste, il adhéra au PCF en
1934. Il participa activement aux grèves de juin 1936 dans l'entreprise.
Après 1936, il est élu délégué de son service pour la CGT puis élu
délégué ouvriers. Il sera secrétaire de la cellule d'entreprise Maurice Thorez du quartier de la Plaine, à la veille de la guerre. (Source : https://maitron.fr/chalus-jean-eugene-dit-capitaine-charles-dit-commandant-leduc |
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| Résistance : |
| En juin 1940, il forme un groupe pour le ramassage des armes abandonnées par l'armée au lieu dit "Cote de Ladoux". Armes qui furent misent en dépôt pour servir à armer le maquis FTPF. |
| Dénoncé, son domicile est perquisitionné (aucune arme n'est découverte). |
| Il est emprisonné le 27 août 1940 pour propagande anti-Nationale et arrêté par la police de Vichy. Condamné à 2 ans de prison et 5 ans de privation des droits civiques. Il est libéré le 27 août 1942. |
| Il entre aux FTPF (Francs-tireurs et partisants français) en mars 1943. |
| Il renonce ainsi à la vie familiale et aux occupations légales jusqu'à la libération. |
| Opérations : |
| Chalus dit "LEDUC" |
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Nommé capitaine de compagnie en août 1943, il est envoyé à Valence en
décembre, envoyé à St Etienne en janvier 1944 et envoyé à Limoges en
février 1944 pour organiser des maquis et détachements de ville. Le 26 mars 1944, il est nommé commissaire aux effectifs Région Loire, Haute-Loire jusqu'à la libération. |
| En avril et mai 1943, chef de détachement, il participe à plusieurs opérations sur les voies ferrées, 4 opérations de sabotage dans la gare de Clermont-Ferrand ; en juin 1943 attaque par bombes de plastique de la Feld-Post, du foyer de la Wermarcht, de l'Hôtel du midi à Clermond-F. En juillet, Août, Septembre, Novembre, attaque du dépôt des machines à la gare de Clermont. En juin 1944 il commande les opérations del'attaque de Brioude (Haute-Loire, de Bellevue-la-Montagne en Août 1944. (Source : SHD Dossier de résistant n° GR 16 P 117477) |
| Homologation FFI |
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| Décorations : |
| Médaille de la résistance (1946) |
| Chevalier de la légion d'honneur (1958) |
| En novembre 1945, il entre dans la police comme commandant de police à la CRS n° 146. |
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![]() (Source : Gallica - JO du 28/12/1945) |
| Le 19 avril, il est suspendu de ses fonctions de commandant de la CRS 146 |
![]() (Source : Gallica - JO du 11/05/1946) |
| Le 28 juin 1946, il retrouve son commandement. |
![]() (Source : Gallica - JO du 01/07/1946) |
| En octobre 1947, il est proposé commandant de 3° classe |
![]() (Source : Gallica - JO du 12/10/1947) |
| La CRS 146 sera dissoute en janvier 1948. |
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| Le commandant est radié des cadres son unité ayant refusé de maintenir l'ordre lors d'une manifestation à Reims. |
| Cette décision est prise dans le cadre de la lutte du gouvernement contre les unités formées d'éléments communistes précédemment membres des Milices Patriotiques |
| (voir la dissolution des CRS du Groupement de Marseille) |