BIOGRAPHIE DE Robert VAN DE MERT
 
 
Mouvement :    Combat
 
Son action dans la résistance :
 
                      Évadé en octobre 1941 d'un camp de prisonniers en Allemagne après plusieurs tentatives, il est entré dans la clandestinité, participant à l'organisation de filières d'évasion. Menacé d'arrestation par la police allemande, il est passé fin novembre en zone sud. Il a été incorporé au 16ème BCP à Limoges et s'est engagé aux côtés de Léon ROUBEROL ("Commandant Léon") dans un secteur de renseignement du mouvement "Combat".
 
                     Démobilisé en novembre 1942 et entré dans la Police Nationale avec l'accord de ses chefs de résistance, comme chef comptable des GMR, il a travaillé sous l'autorité d'Alphonse SIGRIST, (Région "R5" des MUR), l'aidant à recruter des résistants au sein de la Police, à détecter les indicateurs de la Gestapo et de la Milice, et à camoufler du matériel et à aider des réfractaires au S.T.O.
 
                    Lors du débarquement, le 6 juin 1944, il organise à Limoges le départ au maquis du capitaine VAUJOUR (alias "Hervé") de 43 gardiens de la paix avec leur armement, à bord de 4 camions. Le 17 août, en tant que lieutenant FFI, aidé par le lieutenant MARMAIN, il a fait passer au maquis une deuxième unité de policiers qui a pris une part active aux combats, sous les ordres du Capitaine BOINOT, de l'ORA.
 
                      Il a assuré les liaisons entre l'ORA de Limoges et les unités AS MUR de la "Brigade des AS"
 
 
 
Premier commandant de la CRS n° 7 en mai 1962
Commandant de Groupement Honoraire de la Police Nationale.
 
Décédé le 21/06/2011 à l'âge de 92 ans.
 
 
 
 
ARCHIVES DE LA DÉFENSE       HISTOIRE ORALE
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3 K 77 – Colonel Robert Van de Mert        RVM          (Enquêteur : Sébastien Laurent)
 
Contenu des entretiens réalisés en 2002
Biographie
Né le 27 juin 1919 à Saint-Paul (Haute-Vienne).
 
Entretien n° 1 réalisé le 15 juillet 2002 au SHAT
 

La campagne de 1940. – (Plage 1) Robert Van de Mert (R.V.M.) évoque ses origines familiales ; R.V.M. est appelé au 107e régiment d’infanterie à Angoulême lors de la déclaration de guerre ; envoi de l’unité en avril 1940 au sud de Strasbourg ; évocation des bombardements et des premiers combats ; volonté de R.V.M. de ne pas déposer les armes. La captivité à Strasbourg et en Sarre. – (pl. 2) Sabotage des armes par la section de R.V.M. ; rumeur persistante chez les prisonniers d’une libération rapide ; évocation de l’attitude de la population alsacienne à l’égard des colonnes de prisonniers ; R.V.M. évoque l’entrée dans Strasbourg déserte ; affectation des prisonniers dans une caserne de la ville ; les autorités allemandes confient aux prisonniers la tâche d’enlever les barbelés sur la ligne Maginot et la ligne Siegfried ; évocation des difficultés d’alimentation ; R.V.M. est envoyé dans un autre camp en Sarre ; transmission clandestine de nouvelles succinctes à sa famille ; la résistance morale de R.V.M. ; évocation des premières tentatives d’évasion. La captivité en Sarre. – (pl. 3) Nouvelle affectation de travail dans la journée et tentative d’évasion ratée.

32 Inventaire analytique des Sous-Séries 3 K et TO

L’évasion. – (pl. 4) Changement de vêtements ; départ de R.V.M. avec un camarade ; passage par Sarrebourg ; l’aide apportée par les Alsaciens-Lorrains aux évadés ; arrivée en gare de Metz puis passage par Verdun, Valmy et arrivée à Paris. Le retour en région parisienne et le franchissement de la ligne de démarcation. – (pl. 5) R.V.M. entretient des correspondances avec les familles des évadés et des échanges clandestins avec ses anciens camarades ; R.V.M. revient dans sa famille à Antony ; R.V.M. se rend dans le Cher avec un passeur qui est arrêté ; franchissement de la ligne. L’armée d’armistice et la découverte de la résistance. – (pl. 6) R.V.M., encore mobilisable, est affecté dans un régiment d’infanterie ; R.V.M. est interrogé par le 2e bureau du régiment ; il fait ensuite le choix du 16e BCP à Limoges ; considérations sur l’état d’esprit de l’armée d’armistice ; R.V.M. découvre le mouvement « Combat » par des sous-officiers du bataillon. La résistance et l’entrée dans la police au GMR Limousin. – (pl. 7) R.V.M. fait la connaissance, par le biais de son oncle, de Roubeyrol, responsable du service de renseignement de « Combat » ; R.V.M. dont la date de libération du service militaire approche, est embauché par le Comptoir national d’escompte à Limoges ; sur le conseil de Roubeyrol et des officiers résistants du 16e BCP, R.V.M. entre à l’école de police de Limoges ; camouflage d’armes de l’armée d’armistice dans les caves de l’intendance de police ; transmission de messages ; état d’esprit du GMR ; évocation de l’arrestation à la Libération du capitaine Descubes, chef du GMR. L’affaire Lombardin. – (pl. 8) Lombardin fils d’un sous-officier de gendarmerie, travaillant pour la Gestapo, est déporté par les Allemands à la suite de ses excès ; usurpation d’identité lors de l’entrée dans le camp ; Lombardin s’engage dans l’armée française après la libération de son camp, mais est assassiné à la Libération.

 
Entretien n° 2  réalisé le 16 juillet 2002 au SHAT
 
Évocation de faits antérieurs à l’entrée au GMR. – (Plage 1) Perquisition des Allemands au domicile des parents de R.V.M. en janvier 1942 ; organisation d’un réseau de correspondance clandestine avec l’Alsace-Lorraine.
L’activité du GMR. – (pl. 2) Évacuation du Vieux port de Marseille ; aide apportée à certains Israélites ; R.V.M. évoque son adjoint Jacques Delarue ; envoi du GMR en renfort des brigades de gendarmerie en Corrèze ; mission à Lyon pour le départ du STO. Poursuite des activités de résistance au profit de « Combat » et de l’ORA au sein du GMR. – (pl. 3) Freinage des ordres de Vichy ; R.V.M. est agent de liaison à Limoges entre « Combat », l’AS-MUR et l’ORA ; distribution de tracts et de papillons et transport d’explosifs ; R.V.M. est en contact dans les différents mouvements avec d’anciens officiers du 16e BCP ; évocation de l’invasion de la zone sud. La montée du GMR au maquis. – (pl. 4) R.V.M. reçoit l’ordre de la résistance de rester à Limoges ; départ nocturne d’une partie de la brigade ; évocation du destin de divers membres du GMR en 1944 1945 ; les massacres de Tulle, d’Argenton-sur-Creuse et d’Oradour incitent la résistance à freiner la constitution de maquis puis, à la mi-août, à changer de position ; il est ensuite proposé à R.V.M. d’entrer à la surveillance du territoire. La surveillance du territoire de Limoges.– (pl. 5) R.V.M. évoque la personnalité des membres de la brigade de la surveillance du territoire (ST) de Limoges ; compétences de la ST de Limoges ; R.V.M. évoque ses premières enquêtes : les parachutages de commandos français par les Allemands ; (pl. 6) évocation des personnalités du commando Pasthié parachuté pendant l’offensive allemande des Ardennes ; condamnation à mort de la totalité des membres du commando par le tribunal militaire ; (pl. 7) l’affaire Breffy, ancien tortionnaire de la Gestapo ; récit de l’arrestation à Paris ; la coopération avec le BSM 12, bureau de la sécurité militaire de Limoges ; absence de surveillance des activités communistes de la part de la brigade ; les enquêtes sur les déportés (pl. 8) l’affaire des époux Thérade ; (pl. 9) évocation des circonstances dans lesquelles R.V.M. quitte la surveillance du territoire ; brève allusion à la suite de la carrière ; évocation des moyens utilisés pour travailler à la surveillance du territoire.
 
(Ces entretiens sont consultable uniquement en salle de lecture Louis XIV à Vincennes)