Henri Antonin Jean Marie LANFANT.

             Né le 1 mai 1918 à Toulouse de François l'enfant et de Jeanne Allègre. Epouse : Denise Grangeteau (décédée le 16 août 1944 à Calmont)

              Lieutenant d'aviation de réserve. Devenu officier de Paix de police (GMR Aquitaine), Henri Lanfant est licencié en droit et parle l'allemand, l'anglais, l'espagnol et l'arabe.

              Entré dans le groupe Morhange en juin 1943, il est chargé de la formation des cadres de son maquis de Querigut (Ariège). Bien que traqué par la Gestapo, il assure de difficiles liaisons entre ce maquis des Pyrénées et la centrale du groupe. Il meurt au cours d'une mission sous les balles des Allemands à Calmont, le 16 juillet 1944 ( le 15 d'après la citation accompagnant sa Croix de Guerre).

              Déclaré Mort pour la France. Henri Lançant sera cité à l'ordre de la division, il recevra la Croix de Guerre avec étoile d'argent et la Médaille de la Résistance et fera l'objet d'une reconnaissance de services du Maréchal Montgomery.

Citation (Croix de Guerre avec étoile d'argent):

"Précieux agent de renseignement et de liaison. Bien que traqué par la Gestapo, a assumé de délicates liaisons entre le maquis des Pyrénées et la centrale d'un réseau d'action Mort héroïquement au cours d'une mission le 15 juillet 1944 à Calmont sous les balles ennemies.

Références: Archives du Bureau 'Résistance. Bulletin de l'A A S.S.D.N. n°3. p.6, n°86, p.11

plaque commemorative H.Lanfant

Texte de la Plaque en mémoire des martyrs dans le village de Calmont (31100) :

Calmont, le 16 juillet 1944 ; à l'Aube, l'armée allemande envahit notre village.

Encadrée par des miliciens, elle commence le ratissage des habitations : tous les hommes sont pris en otages et regroupés place des Canelles. Les femmes et les enfants sont épargnés. Rapidement, les volets se ferment, le village devient désert.

Il semble que les nazis ne sont pas venus à Calmont par hazard.Quatre personnes sont arrêtées dont trois vont rapidement disparaître, il s'agit de Louis CALVET, Henri LANFANT et du jeune Jean RUIZ seul connu pour sa participation dans l'équipe locale de football. Le quatrième, René VIDAL est amené place des Canelles où une cinquantaine de calmontais sont toujours là, les bras levés, sous la surveillance d'allemands armés.La chaleur accablante rend encore plus insupportable cette attente qui dure depuis plusieurs heures.

Vers midi commence un spectacle insoutenable. Après plusieurs tentatives de pendaisons sans succès, René Vidal est froidement exécuté d'une balle dans la nuque, aux yeux de tous, puis pendu à la potence du réverbère situé au carrefour des Canelles.

Ordre est donné de ne pas toucher le corps sous peine de représailles.

En fin d'après midi, les otages sont enfin libérés sous les rafales d'armes automatiques sans faire d'autres victimes.

Les nazis quittent le village, laissant derrière eux la peur et l'horrible spectacle du corps pendu de ce malheureux résistant. Il faudra trois jours de négociations pour obtenir l'autorisation de la "Wehrmarcht" de mettre en bière sa dépouille.

Le soir même, les corps des trois autres personnes sont découverts sauvagement massacrés et criblés de balles, au premier étage de la boucherie du village située à l'époque sur cette place.

Henri LANFANT, officier de la Paix au GMR d'Aquitaine appartenait au maquis de QUERIGUT en Ariège. Il était en mission avec le gardien de la Paix René VIDAL et Louis Calvet, Garagiste à Toulouse.

Peut-être étaient-ils à CALMONT ce jours-là pour rencontrer les résistants locaux du maquis de "Bébeillac" ?

Jean RUIZ au moment de son arrestation, était porteur d'une valise contenant un pistolet mitrailleur, cause de son exécution. Il n'était pas résistant, il n'avait pas encore 19 ans.

Quatre martyr pour que la France vive libre, quatre martyrs dans notre village où durant cette journée du 16 juillet, la moindre erreur, la moindre étincelle aurait pu transformer CALMONT en un deuxième ORADOUR SUR GLANE.