Les Polices Mobiles

GMR "Aquitaine"

 

          
 
L'insigne représente le blason de la famille Lautrec
                           Blasons de la famille Lautrec puis Toulouse Lautrec    
"De gueules au lion d’or armé et lampassé de même"
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Cantonnement : 23 boulevard de l'embouchure Toulouse. (dans une usine désaffectée, réquisitionnée par l'autorité militaire en 1939).

(Collection J.M.M.) (On devine ici l'importance du contingent Alsacien)

Ci-dessous, arrêté de nomination d'un gardien au GMR

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Le foyer bar

Commandant Lefèbvre premier commandant du GMR Auvergne à Clermond Ferrand, il sera déplacé à Toulouse le 10 décembre 1941 avec 80 de ses hommes en vue  de  partir au Maroc (information communiquée par un ancien du GMR Auvergne). Cette unité sera maintenue sur place à Toulouse en raison du débarquement des alliés en Afrique du nord en 1942, créant ainsi le GMR Aquitaine avec des effectifs venant de Bordeaux.

Ce GMR était formé principalement par des Gars du nord et des Alsaciens-Lorrains considérés comme déserteurs de l'armée allemande.

Biographie tirée du livre d'Yves Mathieu "Policiers perdus"

"Grégoire Lefèbvre, 52 ans, est un officier sorti du rang. Incorporé en tant que soldat de deuxième classe en 1913 dans un escadron du train des équipages militaires, il participera à la Première Guerre mondiale dans cette arme, puis dans l'artillerie lourde. Il gravit un à un tous les grades et sera démobilisé en août 1919 en tant que maréchal des logis chef. Une des nombreuses campagnes auxquelles il a participé lui a valu une citation à l'ordre de l'armée sous le motif : « excellent sous-officier plein d'allant, courageux et très consciencieux, a fait preuve d'un grand dévouement le 21 octobre 1918, en portant secours à des canonniers blessés sous un violent bombardement. »

La Croix de guerre 1914-1918 lui est décernée.

Promu sous-lieutenant de réserve le juin 1921, il suit plusieurs périodes d'instruction qui lui ouvrent l'accès au grade de lieutenant le 20 janvier 1926, puis à celui de capitaine, le 25 décembre 1938.

Rappelé à l'activité en pré-mobilisation le 23 août 1939, et affecté à l'état-major du groupe hippomobile de la 2e Armée le 2 octobre suivant, il reçoit le commandement d'une compagnie de transport, à la 14e division d'infanterie du général de Lattre de Tassigny.

Le 25 juin 1940, celui-ci le cite à l'ordre de sa division pour son comportement courageux face à l'ennemi lors de la campagne de France : «Ordre Général n° 15 du 25 juin 1940 — Officier d'un calme et d'un sang froid remarquables. A personnellement dirigé et assuré sous un violent bombardement aérien avec les voitures restant à sa Compagnie l'évacuation d'un Hôpital Militaire, réussissant à sauver 150 blessés et infirmières. S'est mis ensuite spontanément à la disposition du Général Commandant la Division d'Infanterie, et a assuré dans des conditions difficiles des transports importants de troupes et de matériels qui ont pu ainsi échapper à l'ennemi. »

Ces citations lui valent l'attribution de la Croix de guerre 1939-­1945, avec étoile d'argent.

A l'armistice, le capitaine Grégoire Lefèbvre est démobilisé et se retire provisoirement à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Comme beaucoup de cadres militaires, il saisit l'opportunité de poursuivre sa carrière dans la police qui est en quête d'officiers de l'armée en vue de former les cadres des futurs G.M.R. Il est recruté par arrêté en date du 21 juillet 1941, avec le grade de commandant des gardiens de la paix'. D'abord affecté au G.M.R. Auvergne stationné à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) pour une période probatoire de six mois, il est nommé à Toulouse le ler décembre suivant, pour prendre le commandement d'un des Groupes mobiles de réserve en voie de constitution : le G.M.R. Aquitaine. C'est à ce poste qu'il rencontrera la mort en Savoie dans la nuit du 9 au 10 mars 1944, après avoir lui-même abattu le lieutenant Morel, action qui sera officiellement valorisée par les autorités vichyssoises quelques jours plus tard : par arrêté du chef du Gouvernement, en date du 28 mars 1944, la médaille pour acte de courage et de dévouement lui a été accordée à titre posthume dans les termes suivants : « énergique, grand organisateur, a confirmé à la tête de son groupe de belles aptitudes au commandement au cours d'opérations en Haute-Savoie, où il a dû faire face à l'attaque d'une bande de terroristes supérieurs en nombre et en moyens. A été tué au cours de l'action. »

Les morts ne dorment pas toujours dans la paix du repos éternel...La légalité républicaine ayant été restaurée, cette décoration à titre posthume lui sera retirée par décret du 2 janvier 1946, « portant révision des récompenses pour actes de courage et de dévouement, accordées par l'autorité de fait se disant gouvernement de l'État français. »

Robuste, d'un tempérament sanguin à l'humeur facilement explosive, le commandant Lefèbvre est apprécié de ses subordonnés grâce à la qualité des rapports qu'il noue avec eux, au large soutien qu'il leur accorde au quotidien, à sa forte implication et à son autorité naturelle. Si d'aucuns rappellent avec regret son penchant pour la boisson, on s'accorde à reconnaître le souci qu'il manifestait pour leur bien-être matériel et moral des hommes placés sous sa responsabilité.

Nous ne pourrions clore ce portrait, sans dévoiler un aspect méconnu de cet officier : en juin 1940, les bombardements essuyés dans la région de Reims par la compagnie 873/11 de la 14e D. I. qu'il commande atteignent durement la population civile. Le jeune Hercule Murreau, à peine âgé de 12 ans, en ressort orphelin et erre au milieu des décombres. Le commandant Lefèbvre présent sur le théâtre des opérations, le recueille et entreprend avec son épouse les démarches administratives de l'adoption. Elles n'auront pas le temps d'aboutir car, tombé gravement malade, l'enfant mourra en février 1944, quelques jours avant que son père adoptif ne succombe lui-même sous les tirs des hommes du lieutenant Morel."

    

Organigramme et photo du livre d'Michel Germain "Histoire de la Milice".

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Jean Z...... ancien du GMR Aquitaine m'a déclaré que lors des mouvements de l'unité pour des services de maintien de l'ordre, sur les ordres du commandant Lefébvre et en toute discrétion, un fonctionnaire de confiance, désigné par lui ou son adjoint, partait en précurseur (souvent un motard en tenue civile) pour aviser quand c'était possible (connaissance d'un contact), les réseaux de résistants, des missions imparties à l'unité.

Questionné sur les événements d'Entremont, il m'a confié que tous les officiers n'étaient pas dans le même état d'esprit que le commandant et son adjoint et que celui-ci se méfiait au moins de l'un d'entre-eux. Il estimait que l'action entreprise contre l'unité et donc contre le commandant avait accentué l'état dépressif de celui-ci (consécutif à la mort de son fils). Il pensait que le commandant s'attendait à une action des résistants, mais que c'est le comportement insultant et humiliant de ce jeune lieutenant  (Tom Morel)  qui a poussé celui-ci à accomplir cette action suicidaire.

(Confidences receuillies en juin 1989)

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Garde du GMR Auvergne puis Aquitaine

Deuxième et troisième section en déplacement à Vichy pour la surveillance de l'Hôtel du Parc, (résidence du Maréchal Pétain) , patrouilles en ville et escortes de personnalités.

Au premier rang le Lieutenant Lanfant qui au retour à Toulouse rejoins le groupe Morhange.

Side-Car équipant le GMR Auvergne puis Aquitaine - 09 octobre 1942.

 



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