Les Polices Mobiles

CRS  n° 7

 
 
 
INSIGNE DE LA C.R.S N°7
 
SYMBOLIQUE DE LA COMPOSITION :
En chef et en barre est formé le chiffre 7 rappelant le N° de la compagnie; Le chiffre 7 contient les symboles des trois différentes origines des fonctionnaires qui ont constitué la compagnie.
1)  Les fonctionnaires de compagnies métropolitaines (représentés par un hexagone figurant les frontières de la FRANCE et à l'intérieur les fonctionnaires nombreux provenant de la Région Parisienne figurés par les armes de l'Ile de France : 3 fleurs de Lys).
2)  Les stagiaires issus directement du C.N.I.A.P.N de SENS représentés par la tour et une des parties des fleurs de Lys ornant le blason de la villa de SENS.
3)  Les fonctionnaires en provenance des ex compagnies algériennes (représentés par le symbole des trois communautés d'ALGERIE : croix chrétienne, étoile juive, croissant musulman).
           L'ancien écu Algérien en cœur emprunté aux armes de la ville d'ALGER rappelle que le premier déplacement de la C.R.S N°7 s'est effectué à ALGER (22 juin 28 août 1962.)
            La C.R.S N° 7 ayant été créée à MASSY et son implantation définitive devant être à l'origineVELIZY-VILLACOUBLAY, où elle a séjourné effectivement pendant 4 ans, les armes de ces deux villes sont représentées.
            Le lion léopardé est celui figurant en chef, du sceau de FERRI de PALAISEAU au 13ème siècle, qui fût seigneur de MASSY. Le "M" stylisé rappelle a la fois l'initiale de MASSY et à l'intérieur le "V" l'initiale de VERRIERES le BUISSON. (Le "N" d'une façon. plus moderne peut être également la lettre symbolique rappelant que le cantonnement de l'unité est dominé par la ligne de métro de MASSY-VERRIERES).
             La ligne ondée qui contient le millésime de l'année de la création de l'Unité, symbolise la rivière de la Bièvre et le ru qui entoure le cantonnement et la proximité du lac de VERRIERES.
             Les meubles principaux constituant la partie du blason consacrée à VELIZY-VILLACOUBLAY sont : deux vols stylisés en forme de "V" concrétisant les initiales des deux noms associés de VELIZY-VILLACOUBLAY et symbolisant également l'activité de l'aéroport militaire de VILLACOUBLAY :l'étoile surmontant le vol placé en chef est celle figurant sur l'insigne des pilotes et est le symbole du guide de l'orientation. (étoile de BETHLEEM et étoile Polaire).
 
HISTORIQUE
 
         Monsieur le Député Maire,
         Mon Colonel,
         Messieurs,
 
               En ce 8 décembre et à l'occasion du 25ème anniversaire de la création des C.R.S., j'ai l'honneur d'évoquer l'historique de la C.R.S. No 7 qui compte parmi les plus jeunes unités de notre corps.
               Cette unité, créée le 21 mai 1962, sous les ordres du Commandant VAN DE MERT était alors implantée dans les locaux de la C.R.S.N°5 à MASSY tout comme la C.R.S. N°8 sa consœur. Cette année-là, nous étions au crépuscule de l'Algérie où sévissait alors l'insurrection dans un climat de déchirement des esprits de toutes origines, et la C.R.S. N°7 devait dès sa formation se déplacer sur ce territoire. Mais avant tout, il était nécessaire de la former, de l'entraîner, en un mot de lui donner les structures d'une formation organisée.
                 Or, si l'on crée avec des arrêtés, on crée surtout avec des hommes et ceux-ci venaient d'origines oh combien différentes! Jeunes fonctionnaires des compagnies algériennes repliées sur la métropole, gardiens stagiaires placés en réserve à LAGNY auprès de la C.R.S. N° 4 et attendant l'heure de cette création, officiers, gradés et gardiens enfin venus des quatre coins de France. Ce recrutement hétérogène fut amalgamé, encadré, équipé, et, le 22 juin, l'unité d'un coup d'aile rejoignait Alger où elle s'installait dans le beau lycée de Ben Aknoun sur les hauteurs de la capitale algérienne encore hantée par le souvenir de Camus
                  Le 1er juillet l'indépendance de l'Algérie était proclamée mais les unités déplacées continuaient leur mission et la C.R.S. N° 7 participait à la protection des personnes et des biens qui bien vite devaient être proclamée vacants.
                  Peu de temps après, l'unité était confinée à Rocher Noir, dernier territoire où résidaient les autorités françaises. C'est là que la C.R.S. N° 8, arrivant de BONE, venait nous rejoindre. Les deux sœurs n'avaient pu vivre séparées et les premières retrouvailles ce déroulèrent en terre algérienne.
                 De retour en France, noue eûmes le plaisir d'étrenner un cantonnement sonore mais neuf en même temps que la C.R.S. N° 8, toujours à MASSY. La 7 fût alors affectée à des tâches de quadrillage de la région parisienne afin de gêner un gangstérisme renaissant. Elle devait participer aux courts mais pénible° déplacements présidentiels et grands déplacements nationaux.
                 1963 fut surtout une année de voyages présidentiels en Champagne, à COGNAC, dans le sud-est, à  ROMANS et VILLEFRANCHE. Enfin il convient de mentionner un long déplacement sur la frontière de l'est où l'unité avait la responsabilité du secteur du Haut-Rhin.
                En janvier 1964, l'unité se déplaçait à THOL dans le département de l'Ain afin d'y assurer la garde et la sécurité de camp d'assignation à résidence. Elle était relevée par la C.R.S.N°8 qui mettait autant d'efforts pour arriver à l'heure de la relève que la N°7 en avait fourni deux mois auparavant pour parvenir jusque là; le temps dans son inclémence ne semblait guère admettre l'incursion des  "Parisiens" que nous étions dans cette région du Comté de Bourgogne.
              Au mois de mai, la C.R,S, 7 faisait mouvement sur METZ pour assurer la sécurité d'un voyage qui réunissait le Général de GAULLE et la Grande Duchesse du Luxembourg venus inaugurer avec le Chancelier ADENAUER le canal de la Moselle.           
               L'année 1965 vit notre unité tenir solidement les deux grands axes de l'ancienne Seine et Oise, l'autoroute du sud et celle de l'ouest. Ce fut une année de grande stabilité du personnel; les difficultés de tous ordres furent largement compensées par la satisfaction d'un travail accompli au bénéfice des usagers de la route, Nous avions alors relevé la C.R.S. N°5 qui bien vite au début de 1966 put reprendre sa place, renouant ainsi avec sa vocation autoroutière.
              1966 fut l'année, qui nous mena un beau jour de mai (le 7) jusqu'à VELIZY où nous nous installions dans des locaux neufs, fonctionnels et auxquels nous devions nous habituer très vite. Il me plaît par ailleurs de remercier ici Monsieur le Député-maire qui a favorisé notre installation, Il a fallu attendre 1967 pour connaître avec notre jeune personnel les contacts avec la foule, C'était au coure d'un déplacement de longue durée à NANTES et St NAZAIRE entre le 20 mars et le 29 avril, Nous étions relevés par la C.R.S. N°8.
               Après quelques voyages à BORDEAUX et à CAEN, la C.R.S. N° 7 se rendait une nouvelle fois à NANTES au début de mai 1968. C'est à cet endroit qu'elle fut touchée par un ordre de rappel, la situation dans la région parisienne empirait, la fièvre partie du quartier latin menaçait de s'étendre, Le 10 mai l'unité était engagée dans la lutte autour des barricades, notamment rue Saint Jacques et rue de l'Estrapade; elle y compta d'ailleurs un certain nombre de blessés.
                Elle fut à partir de cette date quotidiennement sur la brèche à l'instar des autres C.R.S., Gendarmerie mobile et Police parisienne. Jusqu'au 22 juin, le sang froid du personnel, la solide abnégation des services et du personnel civil firent le reste. Jamais je n'avais pu mesurer autant de courage tranquille de la part de tous, aucun ne posant de questions inutiles, alors qu'ailleurs s'écroulaient certaines citadelles apparemment inexpugnables et qui fondaient au gré des mots d'ordre et de l'intoxication des esprits.
                 L'unité connut encore quelques heurts au mois de juillet et, le 11 septembre, son Commandant recevait les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur des mains du Ministre de l'Intérieur et d'autres fonctionnaires de l'unité se voyaient décerner la médaille d'honneur de la Police à titre exceptionnel.
                Le 1er janvier 1969, le Commandant VAN DE MERT était détaché puis muté à l'Etat major régional et je recevais le commandement par Intérim de cette compagnie.
                L'année qui se termine a été émaillée de missions de tous ordres, que ce soit de maintien de l'ordre ou de circulation routière. L'unité a participé à la police des plages comme chaque année en y détachant ses M.N.S. sans compter le personnel affecté depuis bien longtemps déjà à l'encadrement sportif des écoles de VELIZY et à la piscine.
                Les officiers, les gradés et les gardiens, le personnel civil de cette unité arrivant au terme d'une année bien remplie; leur mission ils l'ont accomplie avec un courage quotidien, avec humilité, mais avec passion. Avec passion parce que cette année a été aussi celle de l'espoir : celui de voir les C.R.S. arriver à un stade de grand Corps Majeur de l'Etat. C'est là le premier but que nous nous sommes fixée tous ensemble, quoiqu'il en coûte.
 

(Vélizy le 26 décembre 1969)

Installation à Deuil-la-Barre.......
 
 
 


Accueil - Origines - Les GMR - Les FRS - Les CRS - Histoire des Cies - Les GMS - La Garde - Remerciements
Collections - Pièces jointes - Photos - Documents - Matériels -Cantonnements - Biographies - Bibliothèque - Vidéos - Liens
Copyright© 2000 Jan-Marc Maupoix