Les Polices Mobiles

G.S.P.

Groupe Spécial de Protection

 

                 Les hommes du G.S.P. portent un insigne spécifique. Fabriqué par Fraisse-Demey, c'est un écu d'un peu plus de 2,5 cm de large sur plus de trois centimètres de long représentant, sur fond émaillé des couleurs nationales, une carte de France avec se tenant devant elle un chevalier en armure appuyant ses deux mains gantées sur une épée. En haut, les lettres G.S.P. sont chacune dans une des couleurs nationales.
 
 

Le GSP sera créé le 1er décembre 1943, il sera composé de 257 hommes, gradés compris, dont cent motocyclistes.

Choisis parmi les G.M.R. ou la police, ils ont pour mission d'assurer la protection du président Laval à sa résidence de Chateldon, près de Vichy, à l'hôtel Matignon et à Vichy même.

Cérémonie au monument aux morts de Châteldon 
Collection de Corinne Savigny et Jean-Jacques Richard (voir son Blog)
Le 12 décembre 1943, inspection du groupe spécial de protection par le colonel Marty.
 
 
 
 
   
 
 
Collection de Corinne Savigny et Jean-Jacques Richard (voir son Blog)
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Gardien du GSP

Pendant la Seconde Guerre mondiale Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy, natif de Châteldon, habita de 1940 à 1944 au château qu'il avait acheté en 1931. Il pouvait ainsi se rendre facilement à Vichy situé à une vingtaine de kilomètres. Pour sa sécurité, est créé par René Bousquet le GSP (Groupe Spécial de Protection) unité de 247 personnes.

Tous les matins, il quittait Châteldon vers 9 heures dans un convoi de trois voitures. Cependant, dans la nuit du 16 au 17 septembre 1943 de la dynamite fut dissimulée sous un tas de sable sur la route de Châteldon, mais la tentative d'attentat fut découverte. (35 kg de mélinite).

Durant cette période, des familles juives habitèrent Châteldon sans être inquiétées

Le 9 janvier 1944, inspection du groupe spécial de protection par le général Labarthe.

Le 20 avril 1944 la Gestapo dirigée par Geissler,chef de la Gestapo de Vichy arrête des résistants à Ris, Lachaux et à Châteldon. A Châteldon sont arrêtés Clément Dassaud, Louis Duclos, Victor Parraud.

Le 8 août 1944, Pierre Laval, avec sa fille Josée, quitte Châteldon pour Paris d'où, dans la nuit du 17 août, il sera amené de force en Allemagne avec sa femme.

L'essentiel des GMR et du GSP Groupe Spécial de Protection cantonnés au village l'ont quitté. Une partie des GMR passera avec son chef Bessaudon au maquis.

Le 16 août 1944, vers 15 heures un groupe des FFI sous les ordres du commandant Victoire arrive au village pour récupérer le stock d’armes laissé par les GMR. Il est demandé à ceux sur place de rejoindre la Résistance ou de rester neutre. Peu après, quatre camions allemands avec environ 80 hommes du SS-Panzergrenadier-Ausbildungs-Bataillon.18, prévenu par le SD de Vichy en provenance de Saint-Yorre, arrivent sur place. L’affrontement commence, des Allemands tirent du clocher de l'église. Les tirs fusent, un civil est tué par les Allemands, les FFI sur les hauteurs utilisent des mortiers, plusieurs Allemands se réfugient au château. L'intérieur du château a été saccagé, objets et meubles détruits et la responsabilité de cette action est attribuée selon les uns aux Allemands et selon les autres aux FFI, mais les cinq otages retenus aux château témoigneront en faveur des FFI. Le château est mis sous le tir des armes automatiques. Après plusieurs heures de combats autour de 21 h les Allemands se replient vers leurs camions sur la route Puy-Guillaume pour regagner Thiers. Les pertes ennemies sont d’un officier, cinq hommes et comptent 22 blessés. Le groupe Victoire quitte aussi Châteldon.

 
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                Certains des motocyclistes qui avaient escorté Laval jusqu'à Paris y demeurèrent et prirent part à la libération de la capitale.
                Dans l'Allier, les agents du GSP patrouillèrent sur les routes de la région où ils firent office d'agents de liaison entre les divers échelons de la nouvelle administration qui se mettait en place. (ref A.Pinel)
 

Le 30 août 1944, cette unité est dissoute et devient Garde Spéciale de Sécurité puis  Groupe de Voyages Officiels.

Le cas du brigadier-chef René N. et du sous-brigadier Louis F. du G.S.P. Internés tous les deux, ils étaient accusés d'avoir en juin 1944 dénoncé certains de leurs camarades qui s'étaient confiés à eux ou qui les avaient sollicités en vue de faire défection et passer à la Résistance. La commission à l'unanimité décida de proposer leur révocation sans droit à pension.

 
> CRS n° 1
 


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