Les Polices Mobiles

CRS  n° 35   (ex 62)

 

    
 
 

SIGNIFICATION ET DESCRIPTION HERALDIQUE

DE L'INSIGNE DE LA C.R.S N°  35

 
                      D'azur, à la bande d'argent côtoyées de deux doubles cotices potencées et contre-potencées de treize pièces d'or ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or rangées en gasce (d'HOZIER - SE­MILLARD, ms; t; II. à la Biblith. de TROYES - ROSEROT n° 788). Antérieurement à CHARLES V, le chef était semé de fleurs de Lys.

En raison des évènements politiques, ce blason fut plusieurs fois modifié à partir de 1790.

Sous le premier empire, le chef fleurdelisé fut remplacé par un chef cousu de gueules chargé de trois abeilles d'or posées en fasse, (chef des bonnes villes de premier ordre de l'empire). A l'époque de la restauration, on tente de remplacer l'ancien écu des armes de la ville par un nouveau blason. Il était tiercé en fasse , au 1er tiers, d'azur, à trois fleurs de lys d'or et au 3° des anciennes armes de champagne. Les trois châteaux figurant dans ces armoiries y étaient placés pour rappeler l'étymologie du nom de TROYES qu'on prétendait alors être dû à la présence de trois châteaux (tres cerces) dans l'intérieur de son enceinte : le vieux château féodal, ou château de la Tour ; le palais des comtes, situé sur la place du préau et le château de la vicomté qui s'élevait dans le quartier haut. (Voir cet écusson gravé en tête d'une notice ayant pour titre : Relation de la cérémonie qui eut lieu le 13 Novembre 1814 pour la distribution des épées d'honneur). Cette tentative de remplacement n'eut aucun succès et la ville reprit les armes qu'elle portait avant 1790.

En 1830, le gouvernement de Juillet prescrivit les fleurs de Lys et les remplaça par trois étoiles d'or. Depuis cette époque, on est revenu suivant le temps, soit aux abeilles, soit aux étoiles. M. ROSEROT a donc écrit avec raison :

"qu'on ne saurait trop protester contre cette habitude de soumettre les "armoiries d'une ville aux variations des formes de gouvernement. Les "armoiries prises à l'origine par la ville de TROYES ont un caractère "historique et elle n'a pas plus le droit qu'un particulier de les "changer".

 
 

HISTORIQUE DE LA CRS N° 35

 
Monsieur le Préfet, Monsieur le Directeur du Cabinet,
 

Très sensible à l'honneur que vous lui faites, c'est, faut-il le dire, avec un réel plaisir que la CRS 35 vous accueille aujourd'hui.

Monsieur LACROIX, Commissaire Divisionnaire, Chef du VI Groupement de CRS, celui auquel appartient la Compagnie, a tenu à être présent à cette petite cérémonie. Je me garderai d'oublier le centre de formation pour la Police, dans nos murs depuis maintenant 3 ans. Tous, nous vous souhaitons la bienvenue.

Cette CRS, qui est à votre disposition dans le département... Quand elle s'y trouve... avec une moyenne de six mois de déplacement par an, le compte est vite fait. Je voudrais, en quelques mots, vous la présenter. Elle a été créée en 1945, à la naissance du corps, et on lui attribua le numéro 62.

Son implantation à TROYES a été décidée en fonction de locaux susceptibles de la recevoir. La CRS n° 62 s'est donc installée au quartier SONGIS.

La 62 survécut aux nombreux déplacement en Algérie et en 1964,la réorganisation ds CRS entraina un changement de numérotation. Elle devint la CRS 35.

Et ce fut 68. Les missions délicates; les affrontements souvent très durs, ces journées, ces nuits exténuantes. La 35 a fait son travail honnêtement comme les autres unités, et comme d'autres, elle eut encore des blessés : la nuit des barricades elle en eut 13. Avec 68 débute un nouveau genre de manifestations. Aux cortèges de grévistes, organisés et encadrés succèdent des regroupements parfois très importants, de jeunes gens le plus souvent étudiants, inorganisés, difficilement contrôlables, très mobiles, dans lesquels s'infiltrent des extrémistes, de ceux qui causent la plupart des débordements, de ceux qui veulent "bouffer du flic".

La 35 s'est donc adaptée, elle aussi a évolué. Ses moyens, parc auto et armement notamment, sont plus modernes. Elle a modifié ses techniques, elle est mieux entrainée plus efficace.

En 1978, nous avons abandonné Songis aux démolisseurs pour nous installer dans cette caserne accueillante et fonctionnelle. Dans le même temps, elle quitte le Groupement de Metz pour celui de Dijon, c'était une tentative de rééquilibrage des Groupements. Bien vite en 83 elle revient à Metz. C'était évident, Troyes ne fait pas partie de la Bourgogne mais de la Champagne.

J'ai pris le Commandement de la, 35 en octobre 1981. Je la connaissais déjà puisque j'y avais passé 8 années comme officier adjoint. Je l'ai toujours appréciée, elle est facile à commander, possède un esprit de, corps remarquable, et un moral à toute épreuve. Ce moral a cependant, été fortement ébranlé le 2 décembre dernier à Bastia. Nous y avons perdu un camarade et deux autres ont été blessés. Cela nul ici ne l'oubliera.

Actuellement, mais seulement depuis quelques semaines, le nouveau tableau de service nous permet, de mieux utiliser le personnel sur l'agglomération troyenne.

Personne ne parait s'en plaindre parmi la population sauf bien sûr ceux qui se font épingler.

Voila, Monsieur le Préfet, notre compagnie aura quarante ans dans une semaine, le 7 mai. Elle est très attachante, elle forme un bloc homogène, solide.

Elle accomplit sa tâche avec tout le sérieux désirable, dans le meilleur esprit.

En un mot elle est fiable, et  elle n'attend qu'une occasion pour vous donner la preuve de son entier dévouement.

 
 
 


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