Les Polices Mobiles

CRS  n° 56  (ex 161)

 

 
 
 

SIGNIFICATION DE L'INSIGNE

 
L'insigne de la compagnie est un écu à partition en taillé.
 
Les couleurs choisies sont :
le rouge : Couleur de l'emblème du Languedoc.
le bleu : Couleur du fond des armoiries de la ville.
Dans la partie rouge se trouve la croix du LANGUEDOC ou croix de TOULOUSE, puisque la ville de MONTPELLIER se situe en LANGUEDOC.
Dans la partie bleu est représenté le château d'eau de la promenade du Peyrou, dont la colonnade, de style LOUIS XVI, a la simplicité d'un monument antique. De cette plate forme on domine la ville et toute la région. C'est autour de cette colline que la ville de MONTPELLIER s'est édifiée au fil des ans.
Enfin, dans le bas quelques vagues rappellent que Le département a une large ouverture sur la mer.
 

HISTORIQUE

 
 
Monsieur le Préfet.
Monsieur le Procureur de la République
Messieurs les représentants des autorités civiles et militaires,.
Officiers, Gradés et Gardiens,
 

En ce 8 décembre 1976 où les Compagnies Républicaines de Sécurité ont  32 années d'existence et au moment où beaucoup rentre nous pourraient se sentir préoccupés quant à leur avenir à la suite des prochaines réformes des structures de la Police qui sont annoncées comme imminentes, je vais en quelques mots vous retracer l'historique du Corps et de votre Unité afin que vous y puisiez, s'il en était besoin, toutes les raisons de croire et la réalisation de vos légitimes aspirations.

Créées le 8 décembre 1944 à un moment où le gouvernement souhaitait disposer de forces suffisantes pour faire face à certaines séquelles de le guerre qui s'achevait, alors que la Police traditionnelle était en cours de remaniement et la Gendarmerie trop absorbée par les besoins des forces armées, les compagnies républicaines de sécurité étaient avant tout des unité d'emploi régional. Dans l'énumération de leurs missions, le maintien de l'ordre n'apparaissait qu'au second plan après le renfort des Corps Urbains, avec en plus des missions complémentaires de contrôle de la circulation routière et d'aide aux populations sinistrées.

Mais bien vite cette condition d'emploi régional s'appliquant à des formations dont l'essence était quand même la mobilité, ne devait pas résister à l'épreuve d'authentiques opérations de maintien de l'ordre, la grève générale d'octobre 1947 avec ses troubles insurrectionnels détermina le Gouvernement à donner aux compagnies Républicaines de Sécurité une autre physionomie et un champ d'action beaucoup plus vaste en faisant de ces unités une réserve générale à vocation nationale destinée à contribuer au maintien de l'ordre public.

Ainsi, la loi du 27 décembre 1947 et le décret du 26 mars 1948, toujours en vigueur depuis plus d'un quart de siècle, sont-ils importants, parce qu'ils fixent les dispositions de base des Compagnies Républicaines de Sécurité, mais surtout parce qu'ils illustrent l'influence que l'évolution du contexte social et du caractère des désordres intérieurs a finalement sur les structures de la force publique. Ces deux textes instituent en effet un corps original en juxtaposant une nature civile et des traits empruntés aux forces militaires : composé de fonctionnaires civils, il est structuré d'une façon qui rappelle l'organisation militaire par son articulation, ses grades, sa discipline, ce qui lui donnent cohésion et esprit de corps. Cependant, parce qu'elles bénéficient d'un dynamisme et d'un potentiel considérables, les Compagnies Républicaines de Sécurité sont soumises à des règles d'emploi rigoureuses, tant pour leur mises en mouvement que pour leur utilisation sur le terrain, ce qui, en fonction de l'état du droit, donne toutes les garanties à l'autorité publique et au citoyen vis-à-vis de la force publique.

Depuis 1948, les événements corroborent la valeur tactique des Compagnies Républicaines de Sécurité qui, jouissent d'une autonomie matérielle et d'une grande mobilité, leur permet de s'adapter instantanément à toutes les situations.

En Algérie, 8 années d'utilisation intensive dans une conjoncture de guerre, véritable test de défense civile, ont vu les Compagnies Républicaines de Sécurité opérer avec succès, soit seules, soit avec les escadrons blindés de gendarmerie Mobile ou même avec d'autres éléments militaires.

En 1968, on a pu voir que les opérations de maintien de l'ordre d'envergure, tant par l'étendue que par les difficultés des circonstances, étaient toujours à la portée de ces unités dans des conditions optimales d'exécution. l'expérience ainsi acquise à mis en lumière la sérénité et le civisme du Corps tout en permettant de tracer les limites de son action qui doit se situer au moment où l'on doit en arriver à déployer un potentiel militaire.

Le décret de 1948, qui a donné la prédominance au maintien de l'ordre dans les fonctions des unités, ménageait toutefois l'avenir en leur assignant également des missions de surveillance sur les voies de communication et aux frontières ainsi que l'assistance aux populations. Axées sur la protection des personnes et des biens, de nouvelles missions sont donc apparues, consistant à contribuer à la sécurité routière, à faciliter les activités et les loisirs des populations, à prévenir la délinquance juvénile et à porter secours.

C'est en 1951, que le Corps commença à s'occuper de la circulation routière par le rattachement des ex-brigades motocyclistes de la Sûreté Nationale qui devinrent les 60 sections motocyclistes actuelles. A côté de ces sections spécialisées, les sections à pied furent également utilisée à ces tâches à l'occasion de grands mouvements saisonniers (Plan Primevère) ou même quotidiennement, car le développement de l'infrastructure routière exigeait leur participation à la police des grands itinéraires et des autoroutes de dégagement.

 L'expansion des sports de montagne et l'augmentation des risques qui en découle ont imposé la création des sections de montagne, au nombre de 5, et leur rôle dans la prévention des accidents et dans les opérations de secours en altitude n'a cessé de prendre de l'importance au fil des années. De même l'installation saisonnière, en 1958, de maîtres-nageurs-sauveteurs sur les plages et les plans d'eau, mission qui occupe plus d'un milliers d'agents actuellement, concourt-elle très directement à la sécurité des estivants.

Et la CRS n°56, me direz-vous, qu'a-t-elle été durant ces années où le Corps des CRS s'affirmait ?

Notre Unité était la première CRS de la 16 ème Région de MONTPELLIERd'où son numéro : la CRS n° 161.(voir son historique)

Devenue la CRS n°56 en 1964, elle a continué ses missions traditionnelles de surveillance des frontières aériennes, terrestres et maritimes. La Nationale 113, avant la construction de l'autoroute A.9, a exigé également un plein emploi de la section motocycliste et des personnels des sections à pied. La vocation maritime de l'unité fait qu'une trentaine de maîtres-nageurs-sauveteurs assurent tous les étés la surveillance d'une grande partie du littoral Languedoc Roussillon. 

Employée à Paris dès les premières heures de mai 1968, elle payait, là aussi, un assez lourd tribut mais sans faiblesse. Enfin son action à l'occasion des nombreuses manifestations du monde viticole de ces dernières années a prouvé qu'elle avait conservé son efficacité dans le maintien de l'ordre, bien que participant habituellement à la vie de la cité. Son intégration dans la population lui a même conféré une assurance morale née d'une compréhension réciproque entre les fonctionnaires et les populations qu'ils aident à mieux vivre.

Aujourd'hui les Compagnies Républicaines de Sécurité, reconnues et acceptées comme une force sérieuse et sûre, modérée mais efficiente et ferme si nécessaire, sont devenues un élément indispensable à la sécurité intérieure du pays. Répondant tout particulièrement aux besoins d'une démocratie moderne, elles constituent dans les tâches quotidiennes les plus modestes comme dans les circonstances extrêmes du maintien de l'ordre, une force toujours disponible, loyale et courageuse, au service de l'autorité publique et des citoyens.

C'est pourquoi, Officiers, Gradés et Gardiens, en ce 32ème anniversaire, nous nous devons d'être persuadés que selon une formule souvent utilisée mais qui, en l'occurrence, me paraît parfaitement s'appliquer : "SI LES COMPAGNIES REPUBLICAINES DE SECURITE N'EXISTAIENT PAS, IL FAUDRAIT LES INVENTER" .

 


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