Les Polices Mobiles

CRS  n° 81

 

                     
 
Issu en partie du GMR "Bourgogne"
 
( Historique par l'Amicale des policiers CRS de bourgogne Franche-Comté )
 

Tracer l'historique de la CRS, nous entraînerait bien loin si nous devions évoquer tous les évènements et tous les déplacements qui se succédèrent depuis 25 années. Je ne serais d'ailleurs pas certain d'être un fidèle rapporteur, aussi je me contenterai de vous parler de l'origine de la compagnie et des faits marquants dont les anciens se souviennent encore.

Quelle fut son origine ? 1ère compagnie de la 8ème région militaire elle fut créée le 8 décembre 1944 et implantée à Dijon, capitale de la Bourgogne. Elle s'appelait alors CRS n° 81 et fut commandée jusqu'au 31 août 1949 par l'officier DROGOUL. Sous le commandement de cet officier elle passa successivement du 18 rue d'Assas au Quai Caillot à Dijon et enfin au casernement actuel de Plombières fin 1946.

18-22 rue d'Assas

 

Défilé à Dijon en 1945

Les services relatés sur le journal de marche de la compagnie sont innombrables aussi bien en déplacement qu'à la résidence, mais comme je viens de vous le dire je ne retiendrai Que quelques faits correspondant à des périodes d'utilisation non seulement de la CRS 81, mais des compagnies. dans leur ensemble.

      

La CRS 81 reçoit le drapeau du groupement de Dijon.

1945-1946, surveillance des frontières de l'Est avec de nombreuses arrestations de prisonniers allemands évadés.

1947-1948, période de troubles dans les industries et les mines. La C.R.S. n° 81 se retrouve à Carmaux, Alès, la Grand Combe et dans ces localités le rétablissement de l'ordre est particulièrement difficile.

1950, le Commandant GROS vient de prendre le Commandement de la Compagnie et son personnel se distingue par l'arrestation à Marseille d'un dangereux malfaiteur YTTHIER, bandit célèbre, de l'époque.

C'est d'ailleurs dans cette ville de Marseille que la compagnie effectuera jusqu'en 1954 ses principaux déplacements.

Le 5 juillet 1950, la compagnie renforce le dispositif d'encerclement du Camp Lyautey à comper de 6h45. Elle assure avec ses véhicules, l'escorte de 110 indochinois du camp Lyautey au port et ils embarquent sur le paquebot "Champollion" service terminé à 14h30. La garde du camp est levée.

(À Marseille, la plupart des Indochinois sont des ONS, des « Ouvriers non Spécialisés », volontaires (10 à 30 %) et surtout requis, recrutés par le Ministère des colonies en vertu de la loi du 11 juillet 1938. Au moment de l’armistice, la zone Sud comptait environ 19000 ONS, sensés être exploités dans l’industrie de guerre. Celle-ci n’ayant plus besoin d’eux, quelque 6700 « exilés de force » végétaient dans des conditions difficiles et humiliantes à Marseille (camps Lyautey, Joffre et Gallieni), quand ils n’étaient pas livrés en tant que main d’œuvre gratuite aux entrepreneurs locaux.)(source : http://gimenologues.org/spip.php?article573)

Entre temps en 1953, la CRS n° 81 s'est grossie d'une section motocycliste, section spécialisée dans la police de la route et utilisée en permanence sur les grands itinéraires de la région.

Fin 1954 commencent les déplacements en Algérie la CRS 81 traversera sept fois la Méditerranée d'ici à 1952.

En 1955 parallèlement de graves conflits sociaux éclatent en Bretagne.

A Nantes les heurts entre manifestants et forces de L'ordre seront très violents, la compagnie comptera de nombreux blessés.  A ce moment le Commandant NAUWELAERS vient de prendre la tête de la compagnie. Il y restera jusqu'en 1957 date à laquelle  lui succédera le Commandant MAILLARD qui exercera son commandement à Plombières pendant près de 10 ans.

Simultanément avec les déplacements en Algérie commence la surveillance des Centres d'Assignés à résidence. C'est une dure période pour le personnel continuellement en déplacement dans  les conditions matérielles parfois très difficiles.

Les familles ne sont ras moins à plaindre, le chef de famille étant absent 7 ou 8 mois dans l'année.

1962, les CRS créées en Algérie sont repliées, sur la Métropole. La C.R.S. n° 208 de Bône cohabitera avec la CRS n°81 jusqu'à sa dissolution.

1962, encore, la Compagnie mise en œuvre à l'occasion du déclenchement du plan ORSEC lors de la catastrophe ferroviaire du Viaduc de Velars participe activement aux secours.

Le 2 janvier 1964, la CRS n° 81 devient la CRS n° 40 à la suite d'une nouvelle numérotation de toutes les compagnies.

 
 
 
 
   > CRS n° 40 
 


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