Les Polices Mobiles

GMR  "Auvergne"

 
          
 
L'insigne représente le blason des Comtes d'Auvergne, à partir de Guillaume IX (1245-1280)
"D'or au gonfalon de gueules bordée de sinople."
 
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               Le 18 septembre 1941 à Clermont-Ferrand, soit moins de trois semaines après la première vague de recrutement, les groupes "Bourbonnais" et "Auvergne" font leur entrée en scène officielle.
VISITE DE L'AMIRAL DARLAN ET DE M. PUCHEU. AUX PREMIERS GROUPES D'AGENTS MOBILES. ( Source Gallica)

L'amiral Darlan, vice-président du conseil, et M. Pierre Pucheu, ministre secrétaire d'Etat à l'intérieur, ont inspecté le 18 septembre, près de Clermont-Ferrand, le premier groupe mobile de réserve de police de la zone libre, où trente-deux groupes sont en voie de formation.

Les groupes « Bourbonnais » et « Auvergne» ont été présentés au chef du gouvernement et au ministre de l'intérieur. Le groupe du Bourbonnais, sous l'autorité du commandant Garnier, était venu de Gannat. Le commandant Lefebvre présentait le groupe de l'Auvergne.

L'amiral Darlan et M. Pucheu ont été salués par le général Rotron, commandant la 13e division militaire, accompagné du général Conquet, commandant d'armes, et de MM. Chavin, secrétaire général pour la police; Chevreux, préfet régional, et Danglade, intendant de police.

Les agents, en uniforme bleu marine, portant sur la poitrine les armes de leur région et sur le bras gauche l'insigne de leur fonction: une tête de lion, « force et magnanimité », étaient alignés dans la cour derrière leur chef en tenue noire brodée de feuilles d'acanthe, col ouvert et casquette plate. Les ministres ont assisté d'abord à la prestation de serment au Maréchal Pétain, chef de l'Etat. Le commandant Garnier lut d'une voix forte la formule suivante:

"Je jure fidélité à la personne du chef de l'Etat, promettant de lui obéir en tout ce qu'il commandera dans l'intérêt du service, de l'ordre public et pour l'intérêt de la Patrie."  Quatre cents voix répondirent : « Je le jure».

L'amiral Darlan passa ensuite lentement dans les rangs, puis visita les installations du camp. Il assista à quelques exercices pratiqués chaque jour afin de maintenir les hommes dans une parfaite condition physique indispensable à leur profession.

Un rapide exercice d'alerte termina la visite.

Un coup de sifflet : une compagnie des agents des groupes mobiles s'élancèrent à bord de trois camionnettes rapides spécialement équipées et démarrèrent dans un bruit de sirènes et de moteurs. Des agents motocyclistes les suivirent à bord de puissantes motocyclettes.

Quelques minutes plus tard, l'exercice prenait fin. Les agents des groupes mobiles y avaient mis en pratique les trois mots de leur devise : « Ordre, tenue, discipline ».

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                 Le 29 septembre 1942, Inspection des G.M.R. par le directeur du Service central de la sécurité publique.
Passage en revue des troupes et allocution du directeur du service central de la sécurité publique.
 
Château de l'Oradou 1er casernement du GMR 
source : Le comité de quartier Agir pour bien vivre en Clermont sud
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Histoire du Château :
            Construit au commencement du XVIIe siècle par Gérard Champflour, conseiller à la Cour des Aides de Clermont, le château avait été choisi par le marquis d’Effiat, maréchal de France, pour permettre au cardinal de Richelieu de s’y reposer quelques heures le 2 septembre 1629
            Il est décrit en 1665 par Esprit Fléchier dans ses Mémoires sur les Grands jours d'Auvergne : « La situation en est la plus belle du monde (...) Une maison de campagne a un quart de lieue de Clermont qui doit être fort agréable en été à cause des eaux qui l’arrosent de toutes parts… La situation en est la plus belle du monde. (...) Il y a des grottes d’où viennent les eaux… on y trouve des bassins, des îles flottantes qui font autant de cabinets ou l’on fait toutes les parties de divertissement… des cascades… une volière et une grotte ou l’eau coule de tous les côtés par cent petits canaux de plomb et ou l’on voit une Diane dans une niche qui jette des filets d’eau et qui est toute couverte d’un voile liquide et coulant qui tombe sans interruption. »
En 1869, le château est vendu à Henri Lecocq, naturaliste à l'origine du Musée Lecocq de Clermont.
Acheté ensuite par une filiale de Michelin, la Société immobilière Chantoing, une partie du domaine est mis à la disposition des scouts de France comme terrain de sport.
En 1943, la propriété fut réquisitionnée pour construire des baraquements destinés à installer le groupe mobile de réserve "Auvergne".
Il sera démoli par l'Éducation Nationale en 1985 pour construire le collège de l'Oradou.
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              Le Groupe "Auvergne" occupait au Pré-de-Ia-Reine,d'inconfortables baraques en planches. Il bénéficia d'un crédit de 400 000 francs pour rendre plus confortablesses locaux......... /...........bien qu'en réduction durant l'été 1942, le courant régulier des départs est estimé à 30 par mois, auquel il faut ajouter les mutations pour les polices urbaines et les départs volontaires pour servir dans les futurs GMR de la zone occupée. Sur le terrain, les exécutants font défaut, tandis que les gradés sont généralement au complet.(ref A.Pinel)
 
               Suite à l'attaque par les résistants, du casernement qu'ils occupaient avec le groupe Minervois, le 25 juin à Oradou. Et devant le peu de résistance qu'ils opposèrent, le groupe fut dissout  par mesure disciplinaire en juillet 1944.
               A cette occasion, 353 GMR furent désarmés, les maquisards s'emparèrent de 3 camionnettes, 198 fusils, 24 FM, 5 mitrailleuses, 203 pistolets et 10 PM. (Source : "A nous Auvergne" de Gilles Lévy et Francis Cordet)
 
Autorisation de mariage
       
Biographie d'un gardien du GMR
 
Participation à l'évasion du général de Lattre de Tassigny :

(Extrait de "Évasion de Riom", par le gouverneur Edmond Louveau- repris de l’ouvrage « Au Bagne ». Entre les griffes de Vichy et de la milice).

"nous étions transférés à la célèbre prison de Riom, où nous rencontrâmes deux nouveaux camarades, le général de Lattre de Tassigny, condamné à dix ans de prison, et Jean Zay, condamné à la déportation perpétuelle.À Riom, le régime était plus dur qu’à Gannat.

                Deux tentatives d’évasion échouèrent par suite d’indiscrétions tandis que le général de Lattre de Tassigny réussissait la sienne, le 2 septembre 1943, en sciant les barreaux d’un soupirail, grâce à la complicité du commandant des G.M.R. et des gendarmes qui le gardaient.
                Nos échecs ne nous avaient pas découragés et notre résolution d’évasion ne faisait que s’affermir. Fréquemment, des gendarmes et des G.M.R. venaient nous offrir leur aide, signe évident que le régime de Vichy menaçait déjà de s’effondrer. Certains, parmi ces agents appartenaient à des organisations de Résistance : grâce à eux, nous pûmes communiquer avec l’armée secrète et mettre sur pied un nouveau plan d’évasion.
 
"Le GMR Camille Leblanc de Riom qui, dans la nuit du 2 au 3 septembre 1943 participa activement à l'évasion du général de Lattre de Tassigny" (A.Pinel)
 
OP de 1° classe Prosper Bleron
OP de 2° classe Jean Beltuan
 
> CRS n° 131 CRS  n° 48
 
 


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