Les Polices Mobiles

CRS  n° 53   (ex 165)

 

 
 

DESCRIPTION HERALDIQUE DE L'ECUSSON

DE LA CRS N° 53

 
Haut gauche :
Armoiries de la ville de MARSEILLE : croix bleue sur fond blanc (résidence de la compagnie).
Statue de la Madone :
La CRS N° 53, ex 165, est installée dans le "Domaine de la Madone" à SAINT BARTHELEMY (quartier de MARSEILLE).
Nef Phocéen :
Marseille fut cité phocéenne en l'an 600 avant Jésus Christ, devint par la suite MASSILIA sous l'Empire Romain.
 
Bureau du commandant
        
 

HISTORIQUE ESQUISSE EN GRANDE LIGNE DE LA

C.R.S. N° 53  (Ex. CRS n° 165)

 

En Mai 1964, une mauvaise nouvelle parvient à l'unité l'OPP GIGANDET Henri du 9° Groupement, issu de la C.R.S. 165 où il fit carrière en qualité de brigadier et brigadier-chef, et son conducteur SEYVE Claude, d'une autre unité, sont mortellement blessés à la suite d'un accident de la circulation survenu Route Nationale 113. Les "anciens" se remémoreront son sourire et sa voix ses hautes qualités professionnelles et humaines et la sympathie émanait de lui.

Après ces "coups durs" la CRS 53 (en mars 1965) s'embarque à nouveau, mais pour la Corse, en deux détachements, l'un pour Ajaccio et l'autre pour Bastia - Une fois encore, elle crée, organise, et assure la mise en place d'un servies de renfort de Corps Urbain, qui fonctionnera parfaitement.

Rôdée dans cette mission, elle continue à l'assurer en Juillet et Août à Cannes - Antibes - Grasse - Golfe Juan... à la satisfaction générale. Au retour, l'unité fait connaissance de l'Officier VIOT Serge, affecté à l'unité le 16 Août, en provenance de la C.R.S. 11.

L'année 1966 débute mal, par un déplacement de Maintien de l'Ordre à la Couronne qui s'achève mieux qu'il n'avait commencé et l'unité reprend ses services à la résidence; piste routière, contrôle de vitesse, services de circulation routière, patrouille et escortes de fonds et valeurs - l'une de ces dernières, composée du brigadier VALDER, des gardiens PAILHARES et BENEZECH, est délibérément attaquée lors d'une mission d'escorte à MARIGNANE. Le gardien BENEZECH, gravement blessé se rétablira assez rapidement et sera affecté dans un service sédentaire. PAILHARES sera atteint d'une balle au coude, seul le Brigadier VALDER est indemne...

De nouveau la CRS. 53 se rend en Corse, en renfort de Corps Urbain, le service est bien connu de tous, les relèves partielles accordées par le Commandant sont un facteur non négligeable du moral élevé de l'unité qui est toujours très apprécié des autorités d'emploi.

En décembre 1966 avec l'arrivée à l'unité de l'0P PANCRAZI coïncide un voyage officiel (personnalités soviétiques) qui entraîne l'unité en un court déplacement LYON - GRENOBLE qui précède de quelques jours la reprise du service des autoroutes.

L'équipe de tir de l'unité se distingue et une coupe les récompense de leurs efforts et de leur entraînement sérieux et assidu.

En fin d'année (28 novembre1967 ) un autre deuil nous frappe le gardien SIMON, après une longue maladie, qui nous avait quelque peu préparé à cette séparation, nous quitte pour toujours, sa camaraderie, sa bonne humeur et sa jovialité restent présentes en toutes les mémoires.

A l'approche des fêtes de fin d'année la 53 est à nouveau atteinte : le sous-brigadier MEYFFRET Charles, gravement malade s'éteint le 11 décembre - "ancien de la 165, aimé et estimé de tous; cette nouvelle consterne le personnel qui, en dépit des progrès constants de la maladie continuait, ainsi que lui-même, à espérer.

Une coupe vient à nouveau récompenser l'équipe de tireurs de précision de l'unité.

En Novembre 1967, l'O.P. SADKOWSKI ayant brillamment réussi au concours de Commissaire de Police nous quitte pour effectuer le stage à l'école nationale supérieure de Police de St-Cyr au Mont d'Or.

Le 3 Mai 1968 l'unité part en déplacement sur la frontière franco-italienne. A la suite des évènements, (mouvements estudiantins) elle est regroupée à Nice où elle restera en réserve de Maintien de l'Ordre jusqu'au 12 Juin.

Un court séjour en Corse pour des événement  régionaux précède la remise en place des postes à la frontière franco-italienne jusqu'au début de septembre.

Toujours en raison des séquelles des évènements de mai l'unité est déplacée à Paris (Massy) jusqu'à la fin Novembre.

Les services au port constituent l'essentiel de l'activité de l'unité jusqu'au 18 février - puis en raison de la recrudescence de "hold-up" un service de patrouilles et postes fixes est mis en glace au bénéfice des établissements de banque et de crédit.

Le 1er juin, l'unité perd bon nombre de ses plus anciens éléments gardiens, qui sont affectés au service de "Police Air-Frontières".

Le 18 Juin, elle se trouve en Corse, en renfort de Corps Urbain, en deux détachements, l'un à Bastia et l'autre à Ajaccio - se 20 juillet elle apprend avec stupeur le décès du brigadier-chef NURDIN Morand, qui relevant d'une longue maladie, avait donné à tous l'impression de rejoindre bientôt l'unité, ce qui était son plus cher désir. Il n'en fut malheureusement pas ainsi et nous sommes unanimes a regretter sa franchise souriante, sa ferme bonhomie et la finesse de son esprit.

Dans le courant de l'année 1969, les officiers PANCRAZI Albert et BABY nous quittent après avoir eux aussi satisfaits aux épreuves du concours de commissaire de Police et vont effectuer leur stage à l'école nationale supérieure de Police de Saint-Cyr-au-Mont -D'or et le 16 septembre, la compagnie s'enrichit d'un nouvel officier : l'OP OTTONELLI Marc, en provenance de la CRS 22.

Fin Octobre, un grave accident atteint à nouveau la section motocycliste; le sous-brigadier COUHAULT Roger de retour de mission, déséquilibré par du gravillon, heurte plusieurs bornes bétonnées, se blessant grièvement. L'amputation du bras droit sera nécessaire, de nombreuses fractures ajouteront encore au poids bien lourd de cet accident. Par un effort de velouté remarquable* il marque son désir de guérison et de réadaptation faisant l'admiration de tous - tous nos vœux l'accompagnent dans cette voie.

C'est sur cette note un peu sombre que s'achèvera cet historique nécessairement incomplet, volontairement écourté, ne retenant que quelques faits saillants intéressant la plupart, et du passé nous tournant vers l'avenir, nous souhaitons que les CRS ayant atteint l'âge d'homme adulte après une adolescence difficile, émaillée de troubles très graves de croissante, qui, en définitive, n'ont eu pour but, que de les fortifier, continuent sur leur lancée et soient toujours dignes de leur réputation bien établie, d'une police jeune et dynamique toujours an service du pays et de ses citoyens.

Souhaitons enfin que la CRS 53 qui nous est chère, fidèle à sa tradition, continuera comme par le passé, à réussir dans l'honneur avec la même efficacité et le même bonheur.

 
 
 


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