Les Polices Mobiles

CRS  n° 181

 

 
                      Il y a vingt cinq ans, était créée la première Compagnie de la 18ème région, celle de BORDEAUX et elle prenait l'appellation de C.R.S. N° 181. Ses éléments anciens gradés et gardiens du G.M.R. Guyenne, auxquels s'ajoutèrent des agents d'autres formations, eurent pour premier Chef le Capitaine GOMILA Cantonnée au Château des Ardillos à MERIGNAC, l'unité dont l'effectif approchait les 200, a dû dans l'immédiat parfaire son organisation administrative et matérielle

          Peu après, dès le début de l'année 1945, des détachements participent déjà à la Police des Frontières. (Au début de l'été de la même année le Commandant COIFFAIT est placé à la tête de la Compagnie, mais pour peu de temps puisque le ter janvier 1946, le Lieutenant CHARENTON est chargé d'assurer provisoirement le commandement de la C.R.S. 181 en attendant l'arrivée du Commandant RAMPAL qui est installé dans ses fonctions le 16 Janvier. Les missions confiées à l'unité sont alors nombreuses et variées. Elle participe à plusieurs reprises à la surveillance du secteur frontière des Basses-Pyrénées, des gardes statiques lui sont confiées, les services d'honneur et d'escortes se multiplient. En 1946, un service de sécurité est mis en place à l'occasion du passage du Tour de France cycliste à BORDEAUX.

          Le 1er Janvier 1947, le Lieutenant CHARENTON prend le Commandement de la Compagnie après le départ du Commandant RAMPAL. Cette année-là, l'unité quitte son cantonnement des Ardillos pour occuper la Caserne Carayon Latour de BORDEAUX. Une brigade routière motocycliste forte de 36 agents est rattachée à la Compagnie.

          Le 31 mars 1948, le Commandant ECHASSON est le nouveau chef de l'unité. Sous son autorité la Compagnie effectue de nouveaux déplacements et assure entre autres la surveillance du Port de la Pallice. A l'issue d'un déplacement frontière débuté le 11 septembre 1948, la Compagnie est ramenée d'urgence sur BORDEAUX le 13 novembre. A cette époque la grève des charbonnages entrait dans une phase critique et son durcissement s'accentuait. Les désordres étaient partout   en France. Afin de protéger le déchargement de Bateaux transportant du charbon l'unité est employée jusqu'au 7 décembre 1948.

          Le 1er janvier 1949, le Commandant ECHASSON passe le commandement de l'unité au Capitaine CHATAIGNON. Durant le ler semestre de cette année, où l'agitation sociale a été constante, l'unité a contribué à maintenir l'ordre dans notre ville. Les grands incendies de forêts de l'été de la même année ont vite nécessité son intervention pour la mise en place d'un service de protection et de surveillance en collaboration avec d'autres forces.

          De 1950 à 1953, l'ordre public est souvent troublé. la compagnie intervient fréquemment dans l'agglomération. Durant l'hiver 52/53, dans le cadre de la lutte contre les inondations, tout l'effectif participe à l'évacuation des personnes et des biens menacés en divers points du département. Par ailleurs la surveillance du réseau routier se développe et les sections à pied y sont peu à peu engagées.

         Les premiers renforts saisonniers sont envoyés dans les stations balnéaires de ROYAN et ARCACHON en 1954.

         Les évènements d'Algérie qui se développent vont exiger davantage de forces de police et janvier 1955  voit le départ de la C.R.S. N°181 pour 4 mois. Peu après, des mouvements de grève se produisent dans les chantiers navals de la Loire—Atlantique. Comme beaucoup d'autres unités, la C.R.S. 181 se trouve engagé dans des opérations de rétablissement de l'ordre. Les échauffourées sont fréquentes et de nombreux blessés sont à déplorer parmi nos forces. C'est au milieu de cette difficile période que le Commandant BIDOU est affecté comme Chef de l'Unité.

        De 1956 à 1962, la C.R.S. 181 effectue de longs déplacements en Algérie. Comme unité de police, conjointement avec d'autres forces, elle se trouve plongée au coeur du problème et grâce aux qualités humaines de tous, cette période pénible entre toutes, a été franchie avec beaucoup de pondération.

        Entre temps 1958 voyait se mettre en place les premiers MNS à LACANAU, en BRETAGNE. En 1959, cette expérience heureuse se développait et des MNS ont assuré la sécurité des plages du CAP FERRET et d'ARCACHON. Par ailleurs, les renforts saisonniers se poursuivaient à ARCACHON et ROYAN. La surveillance de la circulation routière était maintenue par l'implantation périodique de postes de surveillance et de régulations

        Le 1er février 1962, le Commandant TROUIS succède au Commandant BIDOU. Les années suivantes voient la tension sociale diminuer. De jeunes gardiens remplacent les anciens mutés en police urbaine. De nouvelles orientations sont décidées, les grandes migrations saisonnières soulèvent de nouvelles difficultés et c'est dans cette optique que notre participation devient plus importante dans la mise en place des MNS, des brigades de mineurs et plus tard des Centres de Loisirs pour la Jeunesse. A l'occasion d'une de ces missions, le 21 Juillet 1962, le Brigadier GUTTIEREZ est victime du devoir' alors qu'il essayait d'arracher à la mer une baigneuse plage du Grand Crohot.

       Puis, la vie de l'unité se partage entre de nouveaux déplacements : voyages présidentiels, surveillance extérieure du pénitencier de Saint-MARTIN de RE, protection des installations de LACQ.

 
 
 
 
Historique réalisé par le Commandant Rodéric Martin.
( Photos : collection Dupuy / Morin / Kemmer )
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mise à jour de l'historique (témoignage d'un ancien)
 
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